Nos invités

Adendi Khallouq
Président de l’association franco-marocaine d’Indre-et-Loire

AFRIKAN’DA
 «Afrikan’da  ou « Les voix de l’Afrique », dérivé de : Afrique en français et Da : les voix en bambara, a vu le jour fin 2012 à Bobo Dioulasso. Le groupe Burkinabè est composé de quatre jeunes venus d’horizons divers. Ils se réclament porte-voix du slam, les voix du panafricanisme, du peuple africain, traitent de sujets sociaux, du vécu quotidien des populations, du civisme et de la citoyenneté en s’inspirant des préoccupations et des réalités des populations dans les lieux publics. En 2014, sort le premier album « Parol’a ma plume », dont deux clips figurent en bonne place dans les programmes de la télévision nationale et des radios du pays. Ils mettent en place à Bobo Dioulasso le concours national de slam. Ils œuvrent au quotidien au développement du hip hop et du slam en participant en tant qu’artistes à de nombreuses actions culturelles telles que des concerts, des festivals au Burkina Faso comme à l’étranger.

Bonga
De son vrai nom José Adelino Barceló de Carvalho, athlète de haut niveau abandonne l’athlétisme, pour se consacrer uniquement à la musique Il compte plus d’une trentaine d’albums à son actif, où il chante en portugais comme en angolais traditionnel. Ses morceaux sont un mélange de sons populaires portugais, de semba, kizomba agrémenté d’éléments d’origine latine. Partisan de l’indépendance quand l’Angola était encore une colonie portugaise, Bonga doit s’exiler en 1970. Son statut de star athlétique portugaise lui permit alors de jouir d’une liberté de mouvement rare, dont il se servait pour transporter des messages entre les combattants exilés pro-indépendantistes africains et les compatriotes encore en Angola. Il choisit alors le pseudonyme de Bonga Kuenda (celui qui se lève et qui marche) pour cette activité clandestine. Il enregistre en 1972 son premier disque Angola 72, et adopte définitivement le nom de Bonga. Superbe voix grave et éraillée, des harmonies délicates, de belles mélodies tristes et dansantes, poids lourd de la musique angolaise, Bonga est une figure emblématique pour toute l’Afrique noire.          Crédit photo Bonga © N’Krumah Lawson Daku 2016

Capitaine Alexandre
Poète slameur, Marc Alexandre Oho Bambe dit Capitaine Alexandre sème des notes et des mots, de résistance et de paix, de mémoire et d’espoir.  Être écrivant au tempo du cœur, il inscrit ses poèmes et ses pas dans ceux, essentiels, de ses guides à penser et professeurs d’espérance : sa poésie chante les possibles, le don de soi, l’amour et la révolte, la quête de l’humain, « rien que l’humain » et le refus radical de vivre « les bras croisés en l’attitude stérile du spectateur ». Membre fondateur du collectif « On A Slamé Sur La Lune », Capitaine Alexandre est également chroniqueur (Africultures, Mediapart, Le Nouveau Magazine Littéraire) et intervenant en milieu scolaire et universitaire où il propage auprès des jeunes le respect et le sens, l’essence de la vie curieuse de l’autre et de l’existence libre, affranchie des dogmes et des extrêmes. Marc Alexandre Oho Bambe a été fait Chevalier de l’Ordre National du Mérite par décret présidentiel du 2 mai 2017.
Bibliographie sélective :
ADN (Afriques Diasporas Négritude), Ed. La Cheminante, 2009.
Le Chant des possibles, Ed. La Cheminante, 2014, Prix Fetkann de poésie, Prix Paul Verlaine de Poésie de l’Académie Française
Résidents de la République, Ed. La Cheminante, 2016.
De terre, de mer, d’amour et de feu, Mémoire d’Encrier, 2017.
Diên Biên Phù, Sabine Wespieser éditeur, 2018.
Ci-gît mon cœur, Ed. La Cheminante, 2018. 

Crédit photo Léa Desrayaud.

Patrick Chamoiseau
Auteur de romans, contes, d’essais, aussi bien que théoricien de la créolité, Patrick Chamoiseau écrit également pour le théâtre et le cinéma. Prenant acte de l’existence d’une culture créole essentiellement travaillée par l’oralité, il envisage le développement d’une littérature orale pour laquelle l’écrivain, héritier des tournures orales et des conteurs créoles, aurait pour rôle de s’ériger en « marqueur de l’histoire ». Ami d’Édouard Glissant, il cherche à développer avec celui-ci le concept de mondialité, en vue de traduire, sur le point de vue politique et poétique, une nouvelle conception du monde qui serait fondée sur l’ouverture des cultures, la protection des imaginaires des peuples, lesquels disparaissent lentement sous l’action de la mondialisation.
Bibliographie sélective :
Chronique des sept misères, Gallimard, 1986.
Solibo magnifique, Gallimard, 1988.
Éloge de la créolité, Gallimard, 1989, avec Jean Bernabé et Raphaël Confiant.
Antan d’enfance (Une enfance créole, I), Hatier, 1990.
Lettres créoles, Hatier, 1991) avec Raphaël Confiant.
Texaco, Gallimard, 1992, prix Goncourt.
Chemin d’école (Une enfance créole, II), Gallimard, 1994.
Écrire en pays dominé, Gallimard, 1997.
L’esclave vieil homme et le molosse, Gallimard, 1997.
Biblique des derniers gestes, Gallimard, 2001.
À bout d’enfance (Une enfance créole, III), Gallimard, 2005
Quand les murs tombent ; l’identité nationale hors-la-loi ? Galaade éditions, 2007, avec Edouard Glissant.
L’Intraitable beauté du monde – adresse à Barack Obama, Galaade éditions, 2009, avec Edouard Glissant.
Hypérion victimaire. Martiniquais épouvantable, polar ed. La Branche, 2013.
Le papillon et la lumière, conte, Gallimard, coll. Folio, 2013, illustrations d’Ianna Andreadis ; 2013)
Césaire, Perse, Glissant, les liaisons magnétiques. Éditions Philippe Rey, 2013.
Frères migrants, Éditions du Seuil, 2017.

China
David Sello PHASHE, connu sous le nom de China est né à Alexandra township, Johannesburg. À l’âge de 8 ans il fabrique sa première guitare et dès l’âge de 12 ans apprend la guitare et le chant. Plus tard, il joue du trombone dans plusieurs groupes sud-africains, tels que les African Jazz Pionners, Jazz Prophets à Dorkey House, et rencontre grand tromboniste Jonas Gwangwa,dont il suivra les cours.
En 1997, il joue dans une pièce musicale, Fragments, adaptée d’un roman de Nadine Gordiner. En 2000, il reçoit une bourse de SAMRO – SACEM sud-africaine- pour étudier la musique à l’université de Pretoria. En 2011, il décide de s’installer en France.

Cie Écouter Voir  Kadija El Afrit et Jean-Jacques Fdida
Conteur, auteur, musicien, Jean-Jacques Fdida fait dialoguer dans Au creux de l’oreille parole et musique. Il s’accompagne lui-même de son instrument, un santour, qui fait partie de la famille des cithares sur table. Il est ici accompagné par la chanteuse tunisienne, Kadija El Afrit, qui joue du qânun ou kanoun, un instrument à cordes pincées également de la famille des cithares sur table. Il a rassemblé des histoires venant du monde entier. Elles racontent l’aventure d’une voix, d’un instrument, d’un air.
Jean-Jacques Fdida instaure cette relation primordiale de partage et d’échange entre le conteur et son public. Sur scène, il y a aussi de la musique. Mais ici, elle n’illustre pas, elle ne ponctue pas, elle est une autre voix… » Libération

Dominique Casari
 Dominique Casari, est engagée dans la Ligue des Droits de l’Homme, professeur de français, plasticienne, céramiste et mère d’Olivia, la réalisatrice du film Asma, qui raconte sa rencontre et celle de ses élèves avec des migrants soudanais à Châtellerault. Elle explique : « Ceux qui ont tant souffert nous apprennent beaucoup. Ils relèvent la tête, attendent de meilleures conditions, mais remercient grandement le gouvernement français de son accueil. Après Calais, ils ont été dirigés vers Châtellerault. Là, nous faisons tout notre possible pour que leur accompagnement soit à la hauteur. »

Nestor Da
Photographe autodidacte né au Burkina Faso en 1982, Nestor Da trouve son inspiration dans la matérialité de la photographie et dans les possibilités infinies de transformations d’une image. Les photographies sont pour lui un matériau brut. Il aime transformer et reconstruire ses propres images en les altérant par le découpage, le collage et la peinture. Ce processus donne lieu à une maquette que l’artiste va par la suite photographier. Ainsi la construction plastique laisse place à un résultat final photographique. Il a exposé en Afrique et en Europe: Voiron, Arles et au CCF Georges Méliès de Ouagadougou (Burkina Faso). Son travail a été présenté dans plusieurs expositions collectives comme la Biennale du Bénin de 2012 , les Rencontres de Bamako, African Emerging Photography à Paris au Grand Palais en 2011. Il a été lauréat du 1er prix de la Fondation Blachère, aux 8èmes Rencontres de Bamako, au Mali en 2009 ce qui lui a permis de bénéficier d’une résidence de 6 mois dans la prestigieuse École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles en France. Il a été nommé pour le Prix Pictet Consumption avec sa série Ondes de perturbation en 2013. En 2015, il est invité à participer à deux résidences, avec Black Containers en France et dans le cadre des Rencontres Internationales de la Photographie de Fès, Maroc, où son travail a été présenté au Complexe Culturel Sidi Mohammed Ben Youssef puis à l’Institut français de Meknès.

Damily
Damily est un musicien de tsapiky, né à Tongobory, Madagascar en 1968. Son groupe de musique, fondé dans les années 1980, porte son nom. Le tsapiky est né plus précisément dans la région de Tuléar, au sud-ouest de l’île, dans les années 1970. Lié initialement à des cérémonies rituelles qui peuvent durer plusieurs heures, voire quelques jours, il se caractérise par une grande variété de caractéristiques musicales, mêlant rythmes rapides, énergique et saccadés et ambiances plus feutrées.
Discographie sélective  :
Tsipirano, 1993
Safo-drano, 1995
Tsondemboke l’an 2000, 1999
Tsapiky. 2004
Ravinahitsy, 2007
Ela Li, 2011
Very Aomby, 2015

Valimbilo, 2018
« Guitariste virtuose du sud malgache installé en France depuis quelques années. Ce nouvel album, Valimbilo, tout comme les précédents, ouvre une fenêtre sur le grand sud malgache, et notamment la ville de Tuléar, « capitale » de la région qui a vu naître le guitariste. Une ville qui fait face au Mozambique, et dont on sait partout à Madagascar qu’elle ne dort jamais (« tsy miroro » en malgache, une expression qui a inspiré une des chansons de l’album). Damily est depuis longtemps passé maître de ce jeu qui consiste à lancer un train à toute vitesse dans la brousse sans que les passagers, auditeurs ou danseurs, sachent jamais quand il va s’arrêter. Les boucles de guitare et leurs mille variations sont soutenues par une batterie survoltée. Quant à la basse, tel un cavalier, elle fouette ce cheval au galop. Et parfois, tente de le freiner : l’animal se cabre, on croit alors que la musique va s’arrêter, mais il est trop fougueux et les musiciens reprennent leur invraisemblable course. » http://pan-african-music.com/damily-valimbilo/

Souleymane Diamanka
 Né au Sénégal, Souleymane Diamanka grandit à Bordeaux. Il apprend le français à l’école, parle le peul à la maison, écoute Sana Seydi, et joue avec les mots et les proverbes. Adolescent, il s’essaye à l’école du cirque. Il fait partie d’un groupe de hip hop pour lequel il écrit les textes. Djangu Gandhal parvient à s’afficher lors de quelques premières parties de concert, comme celles des Nubians au Printemps de Bourges ou celles de NTM en 1991. Lorsqu’il rappe, cela ressemble de plus en plus à ce style émergeant que l’on nomme le slam. Avec le collectif 129 h, Souleymane Diamanka fait ses premières à l’Union Bar du quartier de Ménilmontant à Paris.
Il ouvre une page MySpace que des producteurs vont remarquer. On lui permet ainsi d’enregistrer son premier album, L’Hiver Peul (2007). Souleymane déclame de sa voix grave ses textes a cappella, en français ou en peul, qui sont ensuite mis en musique par les musiciens jazz Roy Ayers, Eric Legnini et André Céccarelli. Il invite Grand Corps Malade sur  Au bout du sixième silence , et le griot Sana Seydi sur  Moment d’humanité  et  Je te salue vieux Sahara . Crédit photo Philippe Prévost.

Anne Dissez
Anne Dissez a passé 12 ans en Afrique du Sud comme correspondante RFI puis Africa n°1. Elle a collaboré à plusieurs quotidiens de la presse écrite, La Croix, Le Monde, l’Humanité et divers magazines. De retour en France depuis 2005, elle intervient dans plusieurs médias audiovisuels, Africa nº 1, France 24, TV5 monde, France 5 et dans des événements universitaires en tant que consultante sur l’Afrique australe. Elle a publié en janvier 2009 l’Afrique du Sud aujourd’hui, aux éditions du Jaguar.

Kossi Efoui
  Né au Togo, Kossi Efoui est écrivain. Étudiant en philosophie à l’Université de Lomé, il prend part au mouvement de contestation du régime d’Eyadema. Ses activités politiques lui valent quelques ennuis avec les autorités de son pays et finissent par le contraindre à l’exil, puis à l’installation en France. En 2001, il obtient le Grand Prix de littérature africaine avec  La Fabrique de Cérémonies, Seuil. Puis successivement en 2008 et 2009 ce sera pour Solo d’un revenant, Seuil, le Prix des Cinq continents et le Prix Ahmadou Kourouma. Poète, dramaturge, chroniqueur (notamment un temps pour Jeune Afrique) et romancier, il est l’un des auteurs africains les plus originaux. Mots répétés, voix multiples composent l’intrigue se déroulant en territoire africain souvent non nommé ; il nous parle d’êtres humains face à l’Histoire, face à l’arbitraire ; cela nous rappelle de nombreux événements partout dans le monde, c’est la force de ces livres de ne pas figer géographiquement ce qu’ils décrivent. Il a publié dernièrement Cantique de l’acacia, toujours aux éditions du Seuil, 2018. Crédit photo A di Crollalanza.

Soeuf Elbadawi
 Soeuf Elbadawi, né aux Comores, est un acteur majeur de la scène artistique comorienne. Après plusieurs années comme journaliste à RFI, toujours collaborateur de la revue Africultures, il revient au théâtre et expérimente ses projets auprès du public étudiant de l’université des Comores. Il y crée un laboratoire de recherche, le « laboresvik », qu’il intègre ensuite à sa propre compagnie, O Mcezo. Sa compagnie est connue aux Comores pour avoir joué dans les villages La Fanfare des fous, en 2009, et pour avoir défendu le concept du « Gungu la Mcezo », détournement d’une tradition de justice populaire appelée Gungu sous la forme du spectacle de rue. « Pays de lune », son installation en cinq volets autour du destin d’un archipel déconstruit, présenté lors du Festival des Arts Contemporains aux Comores (FACC) a été l’occasion pour lui d’interroger la mémoire des siens. Sous label Washko Ink., sa structure, Soeuf Elbadawi développe également un projet musical, dont le nom, Mwezi WaQ.  Réinterroge la mémoire musicale de l’archipel des Comores.
Bibliographie sélective :
Un dhikri pour nos morts la rage entre les dents, poème-récit, Vents dAilleurs, 2013
Moroni Blues/ une rêverie à quatre, pièce de théâtre, Bilk & Soul, Moroni 2009
Un poème pour ma mère, une rose entre les dents, recueil de poésie, Komedit, Moroni2008, réédité en 2013
Moroni Blues/ Chap. II, poème-essai, mêlant images et textes, Bilk & Soul, Moroni, 2007. Ouvrage primé en 2010 aux Comores par l’Isesco dans le cadre de l’opération « Moroni capitale islamique de la culture 2010 pour l’Afrique ».
Shungu Un festin de lettres, poésie/ récit, Komedit, Moroni, 2014
Dernières nouvelles de la Françafrique, Vents d’Ailleurs, 2003
Mise-en-scène : 
Un dhikri pour nos morts, texte et mise en scène, La Réunion, Comores, France, 2011-2013.
Moroni Blues, texte, mise en scène et jeu, Festival des Francophonies en Limousin, Bellac-Limoges, 2011.
Pitsha la manga kalina udowo/ L’image de l’ailleurs ne se vit pas dans le miroir, mtshindo wa mcezo, Rencontres à l’Echelle/ Bancs Publics, Marseille, France, 2010.
La Fanfare des fous, texte et mise en scène, tournée nationale, Comores, 2009.
Abdel K., sur l’assassinat du citoyen Abdelkader Hamissi, leader de gauche révolutionnaire, à Moroni, mise en scène, à l’université des Comores, 2006.
Esprit de transhumance, adaptation d’un texte de Saïndoune Ben Ali, jeu et mise en scène, programmation au théâtre de l’Opprimé à Paris, 2003-2005.
Crédit photo Gwénola Bastide.

Isabelle Fruleux
 Isabelle Fruleux, artiste interprète, a pour première expérience musicale Dans le regard de Lou programmée au Centre Pompidou, suivie par  Frémissement du monde  créée au Festival Culturel de Fort de France et programmée au Quai Branly puis en tournée (France, Guyane, Egypte). Après un duo sur la poésie d’Aimé Césaire Radiolaires avec le pianiste jazz, Alain Jean-Marie et une mise en scène orchestrale du poème d’Edouard Glissant  Les Indes , créé au théâtre Antoine Vitez d’Ivry, Isabelle Fruleux poursuit son travail singulier avec une adaptation musicale de  Frères migrants  d’après le livre de Patrick Chamoiseau. Elle obtient le Prix d’interprétation pour son rôle principal dans  Pour la Nuit  d’Isabelle Boni-Claverie, fiction courte récompensée (Locarno, Amiens, African NewYork Film…). Elle tourne et interprète régulièrement pour des colloques internationaux sous forme de lectures perforées (UNESCO, BNF, Institut français de Londres).
Crédit photo Fabien Perry Expérimental

Simon Hureau
 Ancien élève des Arts-déco de Strasbourg. Il remporte en 2001 le 2ème prix « Jeunes talents » à Angoulême et le Fauve Polar en 2012. Il est co-auteur avec Solen Bardet de « Rouge Himba : Carnet d’amitié avec les éleveurs nomades de Namibie ».

Imarhan
 Groupe de musique algérien, d’origine touareg inspiré du fondateur de la musique moderne touareg Tinariwen et originaire de Tamanrasset. Il représente la nouvelle génération de la musique touareg. Son style de « blues du désert » est empreint de rock et de groove. Le nom du groupe vient du tamasheq, qui signifie «ceux qui s’aiment, qui se côtoient et sont sincères».

Intime Cie
L’Intime Compagnie est une compagnie théâtrale professionnelle qui a vu le jour le jour en janvier 2016. Elle s’est construite autour du projet du spectacle « Duras – Pivot : Apostrophes » que jouent Sylvie Boivin et Claude Gallou 
La compagnie participe aussi régulièrement à des lectures telles que la Nuit de la lecture et les mille lectures en Région Centre. Elle est très présente dans les lieux de l’éducation nationale et spécialisée auprès de personnes en situation de handicap pour encadrer des activités et des créations théâtrales.

Nongma Kaboré
 Nongma Kaboré, bronzier d’art, né au Burkina Faso, découvre à l’âge de 16 ans cette pratique ancestrale, « le bronze à la cire perdue » dans sa ville natale Koudougou où il fait un apprentissage de quatre ans. Après sa rencontre (2013) avec Olivier Monteil, ferronnier d’art aux « Usines nouvelles » de Longuget, il partage son atelier. Egalement musicien, il a joué dans un groupe de percussions « Koom Bala » à Poitiers. Nongma Kaboré expose en France et anime des stages de bronze à la cire perdue.

Géraldine Keller
Géraldine Keller est une soprano dont le répertoire s’étend de la musique ancienne à la création d’œuvres contemporaines privilégiant la complémentarité des musiques écrites et des musiques improvisées. Formation musicale, de danse et de théâtre à Strasbourg. Elle chante pour de nombreux compositeurs et collabore avec de nombreuses compagnies de danse et de théâtre musical.Elle est la voix lyrique du spectacle Parfois le vide.

Gabriel Kinsa
Gabriel Kinsa vit en France et parcourt le monde depuis près de 30 ans. Il est né dans un Congo qu’il dit, avec humour, « non démocratique » par opposition au Congo officiellement dénommé « démocratique ».
Attaché à sa culture d’origine, il nous raconte la civilisation Kongo. Dans le  grand espace bantou, elle s’étendait sur la forêt équatoriale, le long  des deux rives du fleuve Congo et dépassait largement les frontières d’aujourd’hui.  Il le fait dans des récits qui ont franchi les frontières du temps. Ses contes relatent l’organisation des sociétés traditionnelles : les différents personnages qui animent les villages, là où la vie des humains fusionne avec la nature, les éléments, la mythologie. Gabriel Kinsa nous invite à découvrir la fonction de chacun, le sorcier, le père, le fils et surtout le rôle majeur de la femme dans ces sociétés de transmission matriarcale.

Ludovic Loudière
Informaticien pendant vingt ans au sein de la même entreprise, Ludovic Loudière décide en 2011 de vivre enfin pleinement sa passion. « Je continue mon boulot de consultant en informatique, tout en me donnant du temps pour la photographie. »
Adolescent, il bricolait déjà ses tirages en couleur et en noir et blanc dans… les toilettes de la maison familiale. Aujourd’hui, il y a la technologie numérique et de puissantes machines à développer les photos. Bien équipé, Ludovic transporte même son studio en pièces détachées dans le coffre de sa voiture !
Reportages industriels, portraits de famille, baptêmes, mariages, photos paysagères pour des calendriers, Ludovic Loudière accepte tous les travaux mais sa passion première reste la nature. « « En chaque chose, j’essaye de capter l’âme. Pour moi, la photo doit dire quelque chose, elle doit parler. »

Alain Mabanckou
Alain Mabanckou, romancier, poète, est né au Congo-Brazzaville en 1966. Après avoir étudié et vécu en France pendant une quinzaine d’années, il réside maintenant aux États-Unis où il fut d’abord invité comme écrivain en résidence en 2002 puis embauché comme professeur de littérature francophone à l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA). À la suite de la parution de son premier roman, Bleu-Blanc-Rouge, en 1998, Alain Mabanckou ne cesse de publier avec régularité, aussi bien de la prose que de la poésie. Mais c’est surtout le roman qui le révèle au grand public, avec notamment Verre cassé, unanimement salué par la presse, la critique et les lecteurs ; puis Mémoires de porc-épic qui lui vaut en 2006 l’obtention du prix Renaudot, romans parus aux éditions du Seuil, en2005 et en 2006.
Les œuvres d’Alain Mabanckou sont traduites dans une quinzaine de langues dont l’anglais, l’américain, l’hébreu, le coréen, l’espagnol, le polonais, le catalan et l’italien. Son roman Verre cassé a fait l’objet de plusieurs adaptations théâtrales.
Bibliographie sélective
Tant que les arbres s’enracineront dans la terre, anthologie des écrits poétiques, 2007 Points-Seuil.
Black Bazar, roman publié aux Éditions du Seuil, 2009, parmi les 20 meilleures ventes de livres en France
Demain j’aurai vingt ans , 2010, collection Blanche des éditions Gallimard , couronné par le prix Georges-Brassens 2010
Le Sanglot de l’homme noir, Fayard 2012, classé dans les meilleures ventes d’essais et documents.
Lumières de Pointe-Noire, Éditions du Seuil, dans la collection Fiction & Cie, 2013.
Petit Piment, Éditions du Seuil, 2015, sélectionné pour le prix Goncourt 2015, finaliste pour le prix Goncourt des lycéens, reçoit le prix Liste Goncourt : le choix polonais 2015.
Les cigognes sont immortelles, Éditions du Seuil, coll. « Fiction & Cie », 2018

Souleymane Mbodj
Souleymane M’Bodj est auteur, conteur et musicien sénégalais. Il se consacre à la transmission des littératures orales africaines dans les écoles, collèges, lycées. Conférencier et formateur, il a longtemps enseigné la musicologie et la mythologie africaine à l’université. Il se produit régulièrement dans les festivals, les salons du livre, les médiathèques en France et à l’étranger. Il a publié plusieurs albums CD de contes d’Afrique.

Albert Morrisseau Leroy
 Artiste slameur-poète, plasticien, intégrateur numérique amoureux d’Art et de culture ;  « j’ai fait mes armes, raconte-t-il au sein du collectif On A Slamé Sur La Lune avec qui j’ai et je continue d’écumer et d’explorer les routes humaines, artistiques et poétiques. Ma démarche artistique, est aussi un élan d’éducation populaire citoyenne, qui affirme son ambition pédagogique : celle de sensibiliser le public à toute forme poétique, au spectacle vivant, au devoir de mémoire et au dialogue des cultures. J’aborde l’Art comme une manifestation des peuples, une trace de notre passage, un acte dans le temps, un moyen d’interaction avec le monde et de construction des ponts. Parce que mon corps ne peut suffire à m’exprimer, je me suis fait des tentacules par le biais d’arts visuels, sonores et numériques. Comme un prolongement de ma pensée, de mon être, de mon corps, de ma vision du monde, je m’étends dans l’espace, entre dans la danse des mouvements. Ici aucune prétention je découvre, expérimente, fast expérience et surtout partage pleinement ».« L’Art n’est rien s’il ne peut être partagé et au service des citoyens que nous sommes… la poésie en est un des moteurs… Il est au présent, vision future, témoin passé.» A.Morisseau Leroy

Wilfried N’Sondé

Né en1968 au Congo, il arrive en France à l’âge de cinq ans où il fait ses études, puis s’installe à Berlin où il vit de sa musique pendant 25 ans et revient en France. Certainement une des voix les plus puissantes et singulières d’une nouvelle littérature urbaine et francophone. Chanteur et compositeur reconnu de la scène berlinoise, il fait une entrée remarquée en littérature avec son premier roman, Le Cœur des enfants léopards, lauréat du Prix des cinq continents de la francophonie et du Prix Senghor de la création littéraire. Dans ses autres romans Wilfried N’Sondé prolonge, avec cette même force d’évocation, sa réflexion sur la marginalité, sur les êtres aux prises avec leur passé, sur la violence des quartiers, et les moyens d’en sortir… N’Sondé y déploie une écriture vive, rythmée. En 2018, il obtient le Prix Ahmadou Kourouma pour son dernier roman Un océan, deux mers, trois continents ainsi que le Prix du livre France bleu Page des libraires. Crédit photo P. Huilery

Marie Clémence Andriamonta-Paes
 De nationalité malgache et française, Marie-Clémence Andriamonta-Paes a passé son enfance à Madagascar. Après des études de sociologie à la Sorbonne et de marketing au CELSA, elle crée Laterit Productions en 1988 avec son mari Cesar Paes, documentariste brésilien. Ensemble, ils font des films documentaires pour écouter les cultures orales. Auteurs entre autres de l’Opéra du bout du monde sorti en salles de cinéma en 2013, Mahaleo, Étoile SCAM 2007, coproduit par ARTE Cinéma avec la participation de Canal +. Saudade do Futuro, Grand Prix du public aux Rencontres de Cinéma du Forum des images. Le Bouillon d’Awara, coproduit par ARTE et la RTBF, Aux guerriers du silence Colombe d’Or à Leipzig 1992. Angano… angano… Nouvelles de Madagascar, Grand Prix au Festival dei Popoli et Prix des Bibliothèques au Cinéma du Réel 1989. Fahavalo, Madagascar 1947 ou l’histoire d’une insurrection pour l’indépendance est son dernier film.

RAHARIMANANA
 Parrain du Festival Plumes d’Afrique
Romancier, essayiste et poète malgache, Raharimanana est également auteur de pièces de théâtre, de contes musicaux et metteur en scène. Il se consacre à l’écriture, à la pensée et au théâtre. Il s’attaque aux mots, malaxe le sens jusqu’à ce que leur musicalité pénètre au plus profond du lecteur, ancre la mémoire dans le corps, et fait acte de beauté dans le dire et l’écrit. Le théâtre occupe une place prépondérante dans sa carrière. Il porte lui-même ses textes à la scène et fonde en 2014, la compagnie SoaZara, regroupant dramaturges, musiciens, vidéastes et danseurs. Sa dernière création Parfois le vide (2018, au théâtre Antoine Vitez, Ivry), encensée par la critique, tourne partout en France.
Bibliographie sélective :
Trois tresses, conte pour enfants, illustrations de Griotte, Dodo Vole, 2018
Revenir, roman, Payot/Rivages, 2018
Enlacement(s), poésie (coffrets de trois livres), Vents d’ailleurs, 2012 ; rééd. séparée de chaque titre (Des ruines, Obscena, etIl n’y a plus de pays), 2013
Les cauchemars du gecko, théâtre/poésie, Vents d’ailleurs, 2010
Tsiaron’ny nofo, tononkalo, poésie (en malgache), éditions K’A, 2008
Za, roman, Philippe Rey, 2008
Le prophète et le président, théâtre, Ndzé éditions, 2008
Madagascar 1947, essai, Vents d’ailleurs, 2007, rééd. bilingues, 2008, 2014
Landisoa et les trois cailloux, album jeunesse, illustration de Jean Andrianaivo Ravelona, Edicet/Hachette, 2001
Nour, 1947, roman, Le Serpent à plumes, 2001, réed. Vents d’ailleurs, 2017
Rêves sous le linceul, nouvelles, Le Serpent à plumes, 1998, rééd. « Motifs », 2004
Lucarne, Nouvelles, Le Serpent à plumes, 1996, rééd. « Motifs », 1999

Johary Ravaloson
Né à Madagascar, Johary Hasina Ravaloson appartient à la génération de la malgachisation de l’enseignement primaire et secondaire dans les années 1970. Il est étudiant, en même temps qu’éducateur, à Paris dans les années 1980 et 1990, puis à Saint-Pierre de La Réunion de 1998 à 2007. C’est à l’Université de La Réunion il soutient sa thèse de droit, intitulée Le Régime des investissements directs dans les zones franches d’exportation, publiée en 2004. Après un exil d’une vingtaine d’années il exerce aujourd’hui comme juriste dans sa ville natale. Ecrivain, à Paris, il reçoit en 1996 le Prix du Centre régional des œuvres universitaires pour la nouvelle Heurt-terres et frappe-cornes. Cette distinction est suivie en 2000 par le Prix Grand Océan de littérature d’inspiration religieuse (La Réunion) pour la pièce La Tentation de Joseph. L’opus Padar à Tana, carnet de voyage signe un de ses premiers pas publics à Antananarivo. En 2005, dernière année d’édition du Prix de l’océan Indien, il est lauréat du roman avec Les Larmes d’Ietsé. La même année, le recueil de nouvelles Le Camp des innocents, où il publie Bagatelles pour une limonade, est récompensé par le Prix Williams Sassine. 

Insa SANE

© Pierre-Antoine Grisoni / LSQ / STRATES

 Né à Dakar en 1974 et arrivé en France à l’âge de 10 ans, Insa Sane est un enfant des cités. Amoureux des livres et des mots depuis le plus jeune âge, il façonne son œuvre comme il tisse les fils de sa carrière artistique : cet artiste « polymorphe » joue de tous ses talents à la fois, avec comme dénominateur commun, comme lien essentiel, un irrésistible goût pour les mots et leur musique. Il est tantôt romancier, tantôt musicien, tantôt comédien, il est sur tous les fronts de la création, artiste à part entière, libre d’aller où il veut. Les mots sont le moteur de cette révolte, les rêves le moteur de l’action. Si la révolte est en effet au cœur de l’œuvre d’Insa Sané, le rêve et l’amour n’en sont pas absents pour autant, comme des éclaircies dans le noir du monde. Ses romans sont engagés et ancrés dans un réel. Insa Sané est aussi un slameur bien connu se produisant avec le « Soul Slam Band ».
Bibliographie :
Sarcelles-Dakar, Sarbacane-Exprim’,2006
Du plomb dans le crâne, Sarbacane-Exprim’, 2008
Gueule de bois, Sarbacane-Exprim’, 2009
Daddy est mort, Sarbacane-Exprim’, 2010
Tu seras partout chez toi, Sarbacane-Exprim’, 2012.
Les cancres de Rousseau, Sarbacane-Exprim’, 2017.

Tao Ravao
  Né en 1956 à Madagasar, Tao Ravao quitte son île natale pour la France à l’âge de 12 ans. D’abord mandoliniste puis banjoïste, c’est avec la guitare que le musicien de rue sillonne l’Europe pendant sept ans. La rencontre avec Homesick James, le père du blues électrique, devenu son mentor, sera déterminante. En 1988, de retour à Madagascar, où il est fasciné par la musique de la grande île, il fonde avec Justin Vali un trio de musique traditionnelle malgache. Tao Ravao participe à de nombreux festivals : Vancouver, Toronto, Winnipeg, Montréal, Austin, Tokyo, “Musiques métisses” à Angoulême, “Africolor”, etc. Il se produit régulièrement dans les clubs parisiens.                    Crédit photo Jocelyn Maillé

Emilien Sanou
Né à Bobo Dioulasso, Burkina Faso, Emilien Sanou est compositeur, percussionniste, chanteur et professeur de rythme. Adolescent, il découvre le rock anglo-saxon et joue de la basse et de la guitare, puis il rencontre Mama Kohnaté, grand maître balafoniste burkinabè et se passionne pour la percussion africaine, notamment le balafon. Arrivé à Bruxelles pour ses études, il joue avec des musiciens de styles et d’horizons différents ce qui le mène à fonder en 1981 le groupe « Lamogoya » (afrojazz), puis en 1990 « La Fête au village » (chants, danses et percussions) et « Duo Balafon » en 1992. En 1990, il fonde « Lamogoya World Rythme Académy », association culturelle ayant pour but la promotion, l’enseignement et la diffusion de la percussion africaine à travers des cours, des stages et des spectacles. Pour faciliter l’apprentissage du jeu du djembé, il invente une méthode de formation rythmique « Digadoum ». Il enseigne le rythme aux enfants et aux adultes, dans les écoles ou lors de divers évènements tels que les festivals. La même année, il fonde aussi « La Fête au village » (chants, danses et percussions) et, en 1992 « Duo Balafon ».

Felwine Sarr
Felwine Sarr est un universitaire et écrivain sénégalais né en 1972 à Niodior. Après des études primaires et secondaires au Sénégal, il poursuit ses études supérieures à l’université d’Orléans où il obtient un doctorat en économie en 2006. Agrégé des universités et professeur titulaire du CAMES, il enseigne à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Sénégal) depuis 2007. Ses cours et travaux académiques portent sur les politiques économiques, l’économie du développement, l’économétrie, l’épistémologie et l’histoire des idées religieuses. En 2010, il est lauréat du Prix Abdoulaye Fadiga pour la Recherche Économique. En 2011, il devient Doyen de la Faculté d’économie et de gestion de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis et directeur de la nouvelle UFR des Civilisations, Religions, Art et Communication (CRAC) de l’UGB. Il est aussi écrivain et a publié plusieurs romans et essais. Musicien, il a publié à ce jour trois albums : Civilisation ou Barbarie (2000), Les Mots du Récit (2005) et Bassaï (2007). Avec les écrivains sénégalais Boubacar Boris Diop et Nafissatou Dia, il est le cofondateur de la maison d’édition Jimsaan. Felwine Sarr est aussi l’éditeur de la Revue Journal of African Transformation (Codesria-UNECA). Il organise avec Achille Mbembé en 2016 les Ateliers de la pensée de Dakar et de Saint-Louis, réunissant une trentaine d’intellectuels de l’Afrique et de ses diasporas pour réfléchir aux mutations du monde contemporain.  Son livre,  Afrotopia (Grand prix de la recherche 2016 entre autres) en fait l’un des principaux penseurs de l’Afrique contemporaine, qui rejette aussi bien les injonctions venues d’un Occident « donneur de leçons », que les discours des afro-pessimistes et afro-optimistes de tous poils.
En mars 2018, il se voit également confier par la présidence de la République française une mission d’étude, avec l’universitaire et historienne de l’art Bénédicte Savoy, de la question des restitutions, temporaires ou définitives, aux pays d’origine du patrimoine africain, ramené dans des institutions culturelles françaises pendant la période de la colonisation. Crédit Photo Antoine Tempe
Bibliographie sélective :
Habiter le Monde, essai, Montréal, Mémoire d’encrier, 2017
Ishindenshin, théâtre, Montréal, Mémoire d’encrier, 2017
Ecrire l’Afrique-Monde, essai, Paris, Philippe Rey, 2017, en codirection avec MBEMBE Achille
Afrotopia, essai, Paris, Philippe Rey, 2016
Economics and Culture, Handbook of Economics and Africa, Oxford, Oxford University Press, 2015
Méditations Africaines, Montréal, Mémoire d’encrier, 2012
105 rue Carnot, Montréal, Mémoire d’encrier, 2011
Dahij, Paris, Gallimard, « L’arpenteur », 2009

Mohamed Mbougar Sarr
Né au Sénégal, il suit sa scolarité dès l’âge de 12 ans au Prytanée militaire de Saint Louis. Bachelier en 2009, il obtient plusieurs distinctions lors de divers concours. Son goût pour la littérature et la philosophie se confirme lors de ses classes de Khâgne. C’est à l’École des Hautes études en Sciences Sociales qu’il effectue son master en « Arts et langages ». Il travaille également sur Léopold Sédar Senghor.
Il reçoit en 2015 le prix Ahmadou Kourouma (Salon de Genève) pour son roman Terre ceinte, Présence africaine, ainsi que le prix du roman métis de Saint-Denis–de- la Réunion. En 2017, c’est pour Le silence du chœur, Présence africaine, qu’il reçoit le Prix littérature monde du Festival Étonnants voyageurs de Saint-Malo. En 2018, il publie De purs hommes, Philippe Rey, sur discrimination des homosexuels au Sénégal.

Mialy Seheno
Née à Antananarivo à Madagascar au sein d’une famille d’artistes, Mialy Seheno arrive en France en à l’âge de 22 ans pour suivre un cursus de stylisme/modélisme à Lyon. Elle enchaîne à l’université Lumière Lyon 2 pour deux années en Lettres modernes et Arts du spectacle. Sa carrière professionnelle prend corps en 2002 dans une boutique du groupe « Pass Paris » à Lyon – Création et Mode – où elle sera styliste et responsable du site. Cette expérience et son envie de créer ses propres modèles lui permettent d’ouvrir, en 2004, sa première boutique de mode et d’accessoires « De Soi en Soie » à Villeurbanne. Lyon devient sa ville d’adoption.
où elle affirme progressivement son style en travaillant les matières du «terroir malgache » (soie sauvage, coton tissé, jabo : raphia et soie mélangée …) issues de sa culture d’origine et celles de sa région d’adoption (soierie lyonnaise), et en y apportant une touche française contemporaine et créative.  En 2011, elle ouvre une deuxième boutique à Lyon, où elle affirme son style, synthétisé par la formule que l’on peut lire sur la devanture : « Ethnic Chic & Contemporain ». En 2015, elle lance sa marque Mialy Seheno en France et en 2O16 présente ses nouvelles collections Automne-Hiver 2016 à l‘international.

Abdellah Taïa
Écrivain et cinéaste marocain d’expression française, Abdellah Taïa est un des premiers, au Maroc et dans le monde arabe, à affirmer publiquement son homosexualité. Il étudie la littérature française au Maroc puis en 1999 soutient en Sorbonne une thèse sur  Jean-Honoré Fragonard et sur le roman libertin du XVIIIe siècle. Son premier recueil de nouvelles, Mon Maroc, paraît en 2001 aux éditions Séguier. En 2009, il dirige l’ouvrage collectif Lettres à un jeune marocain (éditions du Seuil). Il est l’auteur de plusieurs romans dont Le Jour du Roi (Prix de Flore), Infidèles (2012), Un pays pour mourir (2015). 
En 2012, il réalise son premier film, L’Armée du salut, adaptation de son troisième roman qui reçoit le Grand Prix du Jury au Festival Premiers Plans d’Angers en 2014. Dernier roman paru : Celui qui est digne d’être aimé  Seuil, 2017.

Taxi Conteur
Né au cœur d’Abidjan, Côte d’Ivoire, Adam Adepoju surnommé Taxi Conteur, grandit au rythme des championnats inter quartiers de football, des films «westerns » diffusés par la télévision. C’est aussi dans son quartier qu’il découvre le théâtre. Comme ses ancêtres, Adama Adepoju allie la parole d’eau à la parole de feu et la parole de miel à la parole d’éclair et de foudre pour ouvrir au voyage. Il nous entraîne vers les origines du monde, maniant autant le verbe parlé que chanté ou scandé, avec une fougue décoiffante. Acteur, conteur et véritable improvisateur, il sait être griot, chanteur et danseur.
Adama ADEPOJU conduit depuis 2010 un projet de collectage, création et diffusion des récits sur le thème de l’eau dans sept pays d’Afrique de l’Ouest : Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Niger, Guinée, Libéria, Sierra Léone, Cap Vert. Ce projet dénommé : « H2O Paroles d’Eau » est soutenu par l’UE en partenariat avec la CEDEAO, l’UEMOA et le Fonds Régional pour la Culture.

Abdourahman Waberi
Abdourahman Waberi, écrivain et critique littéraire, est né en 1965 à Djibouti. Bac littéraire en poche, il part en France poursuivre ses études où il obtient un DEA de littérature anglaise. A partir de 1996, il est enseignant d’anglais dans des lycées en Normandie jusqu’en 2005, en parallèle à ses premières productions littéraires. Il enseigne actuellement les littératures françaises et francophones et la création littéraire à l’université de Washington. Il collabore régulièrement avec Slate Afrique, Le Monde et d’autres journaux et magazines français.
Son premier ouvrage, Le Pays sans ombre, paraît en 1994. Il publie ensuite Cahier nomade en 1996 (Grand prix littéraire d’Afrique noire) puis, deux ans plus tard, Balbala. Ces trois ouvrages, publiés chez Serpent à plumes, constituent une trilogie sur son pays natal, une première pour Djibouti. La reconnaissance de son œuvre, traduite en multiples langues, est marquée par de nombreux prix.
Bibliographie sélective :
Moisson de crânes, Alphée, 2000. Consacré au génocide rwandais
Rift, routes, rails, Gallimard, 2001. Treize variations romanesques
Dans ces deux livres, l’auteur souligne les déchirements et les errances de l’Afrique noire
Transit, Gallimard, 2003, roman sur le thème de la mémoire partagée et des affres de l’exil sur fond de guerre civile
Aux États-Unis d’Afrique, Jean-Claude Lattès, 2006, roman drôle qui entonne le chant du panafricanisme
Passage des larmes, chez JC Lattès, 2009. Récit poétique sur l’exil, le fanatisme et la géopolitique de la Corne de l’Afrique
La Divine Chanson, Editions Zulma, 2015

Ali Zamir
Écrivain et chercheur comorien, Ali Zamir a écrit plusieurs nouvelles dont Mangeuse de rat  (Grand Prix du département de Langue et Littérature française de la Faculté de Lettres de l’Université du Caire). En 2016,  Anguille sous roche, grand, éclatant et vibrant hommage aux migrants est son premier roman aux éditions du Tripode. La même année il remporte en 2016 le Prix Senghor ainsi que la mention spéciale du jury du Prix Wepler. En 2017, il obtient le Prix des Rencontres à Lire de Dax et le Prix Mandela de littérature. La Critique Littéraire voit en lui un intellectuel engagé. Mon étincelle est son dernier roman.

Ernest Zoungara
Artiste en batik, Ernest Zoungara, du Burkina Faso, a embrassé très tôt cet art. Il est aujourd’hui l’un des artistes qu’il est convenu d’appeler « la force tranquille de l’expression artistique africaine». Il embrasse très tôt la carrière d’artiste batik. Les nombreux prix glanés avec brio aux différentes compétitions artistiques et culturelles de son pays, le Burkina Faso, témoignent de la carrure internationale de cet artiste.