Spectacles

Parfois le vide, Cie Soazara – Raharimanana –  Création 2018
Vendredi 9 novembre 2018 – 20 h 30
St Pierre des Corps –  Centre culturel communal
« Un personnage, entre les eaux et le ciel, parfois oiseau, souvent noyé/nageur. Il va vers, ou peut-être qu’il fuit… on dit qu’il migre. Appartient-il à une terre, à un pays ? Un personnage, entre les eaux et le ciel, parfois rêve, souvent utopie/illusion. Il va vers, ou peut-être qu’il dérive… on dit qu’il envahit. Il converse avec son double noyé dans l’ombre et l’obscur.
Faire acte poétique en prenant la voix et le plateau, ramener d’autres complices pour dire ce monde scandaleux, notre monde. Sur le désir de migrer, sur le désir d’appartenir à un monde plus vaste, sur le déplacement de l’être, la liberté de changer de vie selon les rêves, selon les événements, selon l’accueil d’une autre terre. »
A travers cette lecture mise en espace de Parfois le vide, Raharimanana reprend ainsi la tradition malgache des maîtres de la parole : reprendre voix et musique sur le récit du monde.
Texte, mise-en-scène, voix / Raharimanana
Regard extérieur / Nina Vilanova
Géraldine Keller / voix, chant, flûte traversière
Tao Ravao / cordes
Jean-Christophe Feldhandler / percussions
Vincent Guibal / création lumière
Claude Valentin / son
Co-production / Théâtre d’Ivry Antoine-Vitez, Théâtre-Studio d’Alfortville – Cie Christian Benedetti
Soutiens / Région Centre Val de Loire / DRAC Centre Val de Loire / Tarmac la scène internationale francophone / Francophonies en Limousin / Festival Plumes d’Afrique / Ville d’Orléans.

Par la nuit (lecture musicale)  Cie Soazara – Raharimanana
Samedi 17 novembre 2018 – 20h30
Saint-Branchs –  Les Wagons
Voix et corps, la parole héritée et celle dite d’aujourd’hui, dans la bouche du dominé pèse encore des tares de l’histoire, corps dénié toujours, malmené, voix inaudible malgré le scandale de la pauvreté et des violences qui l’accompagnent. Où retrouver voix dans le filet de sang qui hante la mémoire ? Que convoquer de la barbarie des hommes dans l’imposture qui masque leurs actes ? Une lecture où Raharimanana reprend ses écrits et se verse dans la musique inclassable de Tao Ravao pour tutoyer le dit et l’indicible, pour approcher de la nuit et en caresser les rêves… ou les cauchemars.
PAR LA NUIT a été créée lors du festival Contre-Courants de l’île de la Barthelasse, Avignon, à partir des écrits de l’auteur (Lucarne, L’arbre anthropophage, Les cauchemars du Gecko…). Les deux artistes, Tao Ravao et Raharimanana sont des complices de longue date. Ensemble, ils ont créé plusieurs spectacles dont « Rano, rano », « Parfois le vide », des contes musicaux comme «L’homme grand et autres contes », « Le tambour de Zanahary ». Par ailleurs, Raharimanana a signé plusieurs succès des chansons de Tao Ravao, dont Soa, morceau repris par l’Orchestre symphonique de Bruxelles (Mai 2010). Avec Par la nuit, ils continuent d’explorer les frontières du dit, de l’écrit et de la musique…

Concert de jazz Sud africain avec China
Dimanche 18 novembre 2018 – 16h30
Pont-de-Ruan Grange Théâtre de Vaugarni -13 & 10 €
De son vrai nom David Sello Phashe Accompagné de musiciens sud-africains, du groupe de Sam Tshabalala, guitariste.
Ils interpréteront des standards des Townships des années 60, Myriam Makeba, Dorothée Masuka et quelques autres moins connus.

Bonga
Jeudi 22 novembre 2018  – 20 h 30
La Riche –  La Pléiade  – 25€ / 17€ / 10€ / 8€
Figure de proue de la musique angolaise, Bonga tutoie les étoiles et a donné tout son sens à la notion, aussi plurielle soit-elle, d’africanité. Immédiatement identifiable, grâce à une voix râpeuse et puissante, il saisit l’auditeur d’un bout à l’autre de l’écoute de n’importe lequel de ses albums. Avec son nouvel album « Recados de Fora » (Messages d’ailleurs) Bonga raconte un parcours fascinant à travers plusieurs époques et plusieurs continents, et toujours avec l’océan Atlantique en fil d’Ariane. Le chanteur, auteur et compositeur, revient pêle-mêle sur sa jeunesse, sa prise de conscience aiguë à l’égard de la colonisation portugaise, son initiation à la musique par son père pêcheur et accordéoniste, son amour pour le semba symbole de l’identité nationale angolaise, et dont le kizomba, cette musique prisée par les jeunes générations n’est qu’une version modernisée. Car s’il est l’un des derniers géants de la musique africaine post-coloniale, on peut dire que Bonga incarne le semba.

Concerts : Imarhan et Damily
Vendredi 23 novembre 2018 – 20h
Joué-Lès-ToursTemps Machine – 10 & 5 € (Carte LTM)
IMARHAN rock disco touareg
Prenez un peu de rock, de funk et de disco, mixez tout ça sur fond de musique touareg et vous obtiendrez Imarhan. Un furieux mélange cosmopolite emmené par un charismatique leader, Sadam, pour des interprétations scéniques intenses provoquant enivrement et transe chez tous ceux qui croisent leur route. Si leur premier album était plutôt calme et fortement ancré dans la tradition du désert blues méditatif, Temet voit plus loin et trouve ses sources dans le funk, le disco et le rock. Signifiant « liens » en Tamasheq, Temet est un appel au rassemblement et à l’acceptation du lien qui unis tous les peuples. Un voyage musical et spirituel en perspective !
Damily –  tsapiky de Madagascar
Le Tsapiky de est une sorte de lointain cousin malgache du soukouss congolais. Tempo binaire frénétique, batterie rageuse, cordes électrifiées de basse et de guitare font voltiger la poussière des bals de brousse. Damily conserve intact tout ce qui fait le charme originel de cette musique de guinche : sonorités abruptes qui disent la vie rude des ghettos du sud de Madagascar, exultation joyeuse, voix lancinantes et fragiles au micro saturé.

Kènèba par Afrikan’Da (Slam : Burkina Faso)
Portés par l’envie de faire voyager nos mots, nos voix, ici, et ailleurs, à travers les continents, nous vous présentons « Kènèba » : le grand théâtre, un détour vers notre environnement, nos quotidiens, nos inspirations/aspirations, des idées recueillies pour la plupart dans des kiosques à café, dans les saveurs du thé, dans les lieux d’où émanent les faits de sociétés.
Rencontrer un autre public, une autre culture et partager nos moments de réflexion, nos sourires, nos émotions, voilà notre motivation pour cette aventure hors du continent africain.
Kènèba sera l’occasion pour le public français de découvrir un pan de l’art du continent africain, en particulier du Burkina Faso.

Vendredi 16 novembre 2018 – dès 20h
Bréhémontsalle des séminaires

Mercredi 21 novembre 2018  – 20 h 30
ToursCourteline Antenne Preuilly
Avec la participation Lanterne37

Samedi 24 novembre 2018  –  20 h 30
Neuvy Le Roi – salle Armand Moisant –  12 & 6€
Renseignement et réservation : 06 78 30 59 81

Dimanche 25 novembre 2018 – 15 h 30
Rivière – salle des fêtes

Mercredi 28 novembre20 h
Tours – Maison des étudiants (MDE) – site universitaire parc Grandmont – Prix libre
Soirée Slam sans frontière organisée par l’association VVhAT

Attifa de Yambolé 
La Soi-Disante Cie avec Delphine Saint Raymond et Valérie Véril Duo bilingue Français/Langue des signes –  A partir de 12 ans
Renseignements et billetterie auprès du service culturel : 02 47 23 47 34
Sous prétexte de nous présenter un conte africain, écrit suite à leur retour d’un voyage au Sénégal, et traduit en langue des signes, deux collègues bibliothécaires, l’une sourde, l’autre entendante, nous livrent leurs visions de l’Afrique, pétries d’ethnocentrisme occidental. Elles enchaînent, préjugés et stéréotypes raciaux incrustés dans l’inconscient collectif, mélange d’émerveillement, de paternalisme et d’apitoiement. Par un subtil miroir à double face, tendu entre les deux femmes et le public, c’est nous tous qu’elles interrogent, sur la différence, sur nos différences.

Vendredi 23 novembre 2018  – 20h30
AmboiseMédiathèque
Samedi 24 novembre 2018 – 20h30
JaulnaySalle des fêtes  –  Tarif : 6 et 10 €

La voix des écrivains d’Afrique : Lectures théâtralisées par l’Intime Compagnie
Mardi 27 novembre – 20h
Joué-lès-ToursMédiathèque
Sylvie Boivin et Claude Gallou restituent à 2 voix l’univers réaliste ou poétique des écrivains de l’Afrique francophone. Découverte d’une liberté créatrice avec des textes sur l’exil, l’errance, la folie, le corps, le langage, la contestation et d’un imaginaire où souvent les voix marginales sont valorisées.
A partir de 12 ans – Entrée libre dans la limite des places disponibles

Concert lecture : Paroles pour chant Livres&Musiques
Samedi 1er décembre 2018  – 20 h 30
Joué-Lès-Tours  – Espace Malraux
Création – Co-production : Festival Plumes d’Afrique, Espace Malraux Joué-lès-Tours, Compagnie SoaZara – En partenariat avec RFI
Paroles pour chant, dis-tu, paroles pour chant,
Paroles pour chant, pour désigner
Le frêle écho du chant intérieur
Qui s’amplifie et retentit,
Tentant de charmer le silence du livre
Et les landes de la mémoire
Jean-Joseph Rabearivelo, poète malgache (1901-1937)
Voix/chant : Capitaine Alexandre alias Alexandre Oho Bambe, Souleymane Diamanka, Kossi Effoui, Soeuf Elbadawi, Isabelle Fruleux, Wilfried N’Sondé, Raharimanana, Felwine Sarr
Chant et écriture, les mots sonnent, les mots qu’on sonne, les mots récits, les mots-récitals, frontières du dit et du chanté, du raturé et du crié, de l’esquissé au murmuré. Momento des maux à redire en notes d’espérance, et la joie toujours à psalmodier, à déclamer, slamer, réciter, l’Afrique écrit, l’Afrique chante.
Des auteurs-musiciens, des auteurs-slameurs, des auteurs-chanteurs, qui nous viennent de cette longue tradition de la voix, la voix s’est faite encre, mais l’ancrage est toujours dans la gorge, dans le corps. L’écriture n’est jamais très loin de la musique et les auteurs africains ne l’ont jamais ignorée ni repoussée.
D’où ce concert-lecture, dans le sillage de Rabearivelo traquant le frêle écho du chant intérieur dans le  silence du livre , dans l’esprit de Senghor où  le poème n’est accompli que s’il se fait chant, poème et musique en même temps.
Alexandre Oho Bambe, Souleymane Diamanka, Kossi Effoui, Soeuf Elbadawi, Isabelle Fruleux, Wilfried N’Sondé, Raharimanana, Felwine Sarr, à travers des extraits de leurs œuvres, disent, évoquent, chantent, slament le monde, leur continent, leur pays, et en cela nous touchent au coeur, convoquant les mots de chacun dans le vaste champ du commun. Pour une communion avec les spectateurs-auditeurs, lecteurs qui en l’espace d’un concert auraient participé à l’écriture d’un moment unique, une rhapsodie moderne où les voix se succèdent pour dire notre présent.
Les auteurs sont soutenus par un groupe de musiciens qui nous emmèneront sur les sentiers de la musique africaine, de l’Éthiopie à la Casamance, avec en détour l’Océan Indien…